Génération Précaire

Le Constat

L’insertion professionnelle des jeunes actifs est en panne. Près de 25 % d’entre eux sont au chômage, et ceux qui ont un emploi naviguent entre CDD, intérim et conditions précaires.

Malgré tous les discours sur l’importance de la jeunesse, la priorité à l’apprentissage etc, les stages mal payés, mal considérés, se sont développés jusqu’à cannibaliser l’emploi et précariser les conditions de travail de toute la population.

Mon action

Avec Génération-Précaire, depuis 2005, nous avons oeuvré à l’encadrement des stages, qui à l’époque échappaient complètement au droit du travail. Même la rémunération était facultative !

A force de happenings et de coups d’éclat, de mobilisations pacifistes et de propositions, nous avons obtenu plusieurs lois successives pour encadrer les stages : même si elle est insuffisante, la rémunération est aujourd’hui obligatoire pour les stages de plus de deux mois et a progressé ces dernières années. Les stages sont limités à 6 mois et mieux encadrés.

Les verrous

Beaucoup reste à faire pour corriger l’anomalie des stages. Mais dès qu’il s’agit d’imposer quoique ce soit aux grands groupes, la volonté politique s'essouffle. Je me souviens encore de ces membres de cabinets ministériels qui m’expliquaient qu’on ne pouvait pas rémunérer un stagiaire 30 % du SMIC “sous peine de pénaliser les grandes entreprises” !

A l’Assemblée

Il faut pour cela imposer des règles aux entreprises et organiser la refonte complète de l’insertion professionnelle avec une fusion des dispositifs stages, apprentissage et alternance.

Il faut également assurer une véritable protection sociale universelle pour tous les statuts “dérogatoires” au CDI et au salariat qui se multiplient : auto-entrepreneurs, stages, intérim, faux indépendants type Uber et victimes du fiasco que représente le Régime Social des Indépendants…

En parallèle, le revenu universel doit être mis en place, à commencer par les 18-25 ans qui sont aujourd’hui exclus des filets sociaux type RMI-RSA et laissés à la misère et l’exclusion.


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