Juste quelques mots... par Marie Desplechin

Marie-video.jpeg

La campagne pour le premier tour se termine. Pour moi, elle a commencé mi-octobre, rue des Petits-Hôtels, chez des amis qui organisaient une rencontre avec Julien. Il m’a semblé alors évident que sa candidature était la proposition la plus raisonnable qui nous serait donnée pour les législatives, et aussi la plus excitante. Huit mois plus tard, cette conviction n’a pas bougé d’un pouce. Le résultat de la présidentielle, et l’engouement que suscite le nouveau président (qui rappelle la brève faveur « transpartisane » de Sarkozy en son temps) l’ont même enracinée.

J’imagine avec peine l’Assemblée sans veilleurs actifs, sans personnes de conviction et d’expérience, pour alerter et apporter le trouble dans l’unanimisme dangereux qui nous est annoncé. Le gouvernement actuel est provisoire, et les signes qui sont envoyés depuis sa mise en place, méritent une grande vigilance. On connaît assez l’engagement de Julien, ses convictions et sa connaissance du terrain politique, pour lui faire confiance.

Élire un député ne devrait revenir à se coller un bâillon sur la bouche au prétexte qu’un président a besoin d’avoir les mains libres. C’est l’inverse dont nous avons besoin : de représentants qui portent loyalement les volontés et les inquiétudes de ceux qu’ils représentent, pas celles de leurs appareils ni de leurs intérêts. C’est le sentiment de notre impuissance qui nous rend impuissants, j’en suis persuadée. S’engager, c’est faire bouger les choses. Gagner les batailles que l’on engage n’est jamais à exclure ! Les combats menés par Julien l’ont prouvé par le passé, Jeudi Noir ou Génération précaire, et ils le prouvent toujours, au Conseil Régional. On imagine ce que nous apporterait sa présence à l’Assemblée…

Aujourd’hui, derniers tractages, derniers collages, dernières Bayoumobile, dernières réunions, amicale et publique, et une fête. Il y en a qui vont bientôt pouvoir récupérer leur retard de sommeil. Je veux dire merci, et mon admiration, à l’équipe qui a tellement travaillé, avec une telle générosité et tant de bonne humeur. Et l’envie que j’ai de garder le lien avec toutes celles et ceux que j’ai rencontrés ou croisés pendant cette campagne, mes voisins avec qui je partage un environnement, des colères et des espoirs quotidiens. Je vais gagner encore une ou deux voix dans les deux jours qui viennent… Vous pouvez en faire autant. Et puis à dimanche, et au-delà !

Marie Desplechin, suppléante de Julien Bayou

Soyez la première à commenter

Je m'inscris à la lettre de campagne