Pour un accueil digne des migrants et réfugiés

J'ai été interpellé sur la question de l'accueil des réfugiés et migrants, question qui touche en particulier le 10e arrondissement mais concerne bien évidemment la France et l'Europe. 

La France et Paris ne sont pas à la hauteur de l'enjeu. Dans bien des cas, "l'accueil" est indigne et dégradant.

C'est le cas à Paris en particulier dans le Nord-Est, Square Villemin, Gare du Nord, Boulevard de la Villette (file d'attente et tensions devant la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile du 127), avenue de Flandres, la Chapelle, quartier Pajol...
C'est également le cas dans le Nord (Calais) ou dans le Sud-Est (vallée de la Roya) et dans de nombreux endroits. La situation n'est pas nouvelle mais pourtant les pouvoirs publics, tétanisés par le populisme et la xénophobie ambiante, tolèrent une situation indigne, dégradante, humiliante pour les migrants et demandeurs d’asile qui s'accompagne de difficultés pour les habitants et riverains.

Bien souvent, ce sont donc les citoyennes et citoyens qui pallient la carence des pouvoirs publics, dans un formidable élan de solidarité : des petits déjeuners Wilson ou Flandres aux secours dans la vallée de la Roya (au risque de condamnations pour "délit de solidarité") en passant par les distributions d'eau, de vêtements un peu partout et l'accueil et l'hébergement solidaire, qu'il soit informel ou organisé (Singa). 
Clairement, ces initiatives citoyennes font l'honneur de notre devis républicaine.
Heureusement, certains maires tentent d'organiser l'accueil (Grande Synthe) mais le soutien de l'Etat manque. Il préfère se défausser de son devoir de responsabilité sur les associations et les collectivités locales.

Pour ma part, soutien de SOS Méditerranée, des mobilisations autour de Pajol et du Bois-Dormoy, initiateur de la page AiderlesRefugiés, militant en tant qu'élu écologiste de l'accueil inconditionnel, j'espère pouvoir porter à l'Assemblée nationale, avec votre appui, l'impératif besoin de solidarité et d'accueil des migrants et réfugiés.

C'est possible et souhaitable. 
A rebours des égoismes nationaux et de l'accord indigne passé avec la Turquie, les solutions existent pour faire face et garantir une solidarité européenne : garantir une voie légale sûre pour les réfugiés et les demandeurs d’asile, réformer les accords Dublin, harmoniser la politique migratoire en adoptant des règles européennes communes, en élargissant les conditions d’accès pour les personnes nécessitant une protection internationale.

Les économistes sont par ailleurs quasi unanimes pour considérer que l’immigration est une chance pour le pays, la contribution des immigrés à l’économie étant supérieure à ce qu’ils reçoivent en termes de prestations sociales ou de dépenses publiques, à condition qu’on apporte une réponse à la crise humanitaire et leur permette de s’insérer sur le marché du travail. La régularisation des sans-papiers est une question de dignité et de justice comme d'intérêt économique.
Enfin, sans lutte efficace et coordonnée contre le réchauffement de la planète, les réfugiés climatiques seront demain de plus en plus nombreux et s’ajouteront aux bouleversements géopolitiques existants dont les puissances occidentales sont en partie responsables.

Pour porter ces propositions, plutôt que d’énièmes députés dociles, absents ou utilisant leur mandat comme marchepied pour d’autres fonctions, nous aurons besoin de députés combatifs et indépendants présents à l’Assemblée nationale !
Il faudra en effet se heurter à un certain nombre de postures et de préjugés. Je sais cependant que nous pourrons arracher des victoires dans le mandat qui vient si nous combinons la mobilisation citoyenne, celle des citoyennes et citoyens comme des associations, et l’action dans les institutions. 

J'en veux pour preuve l'action de Paris d'Exil et son interpellation du Conseil de Paris pour que Paris protège les mineurs et adolescents réfugiés. Ils sont plusieurs centaines remis à la rue par la Direction de l'Action Sociale via des critères douteux et aléatoires. 
Mais il ne s'agit pas de n'importe quelle pétition : avec 5000 signatures de Parisiennes et Parisiens, la question sera mise à l'ordre du jour du Conseil de Paris qui a précisément autorité sur la Direction pour réviser les critères et mettre à l'abri ces adolescents exilés et réfugiés.
A cette heure, les 5000 signatures sont à portée de main ! Voici le formulaire de signature.
 
La cause est juste et l'outil relève précisément de cette démocratie en continu que nous devons élaborer, où les citoyens ont prise sur le cours des décisions tout au long du mandat plutôt qu'une démocratie intermittente qui se limite au vote tous les cinq ans. 
Sur le terrain, les associations et collectifs de citoyens pallient l'inaction des pouvoirs publics. Avec cette mobilisation, le pouvoir citoyen s'invite à l'agenda du Conseil de Paris. 
Je souhaite également qu'il s'invite à l'Assemblée nationale. C'est dans cette optique que je me suis engagé si je suis élu député à porter à l'Assemblée les sujets qui rassemblaient plus de 500 signatures sur la circonscription des 3e et 10e arrondissements.

Je vous invite à venir en discuter lors de ma réunion publique de fin de campagne le vendredi 9 juin à 19h00, à l’école Béranger, 3 rue Béranger, dans le 3e arrondissement (infos ici https://www.facebook.com/events/1397748766988147/).

C’est d’ailleurs pour moi un plaisir que de finir cette campagne de premier tour dans mon ancienne école primaire, à deux pas de République.
Et si vous souhaitez retrouver l’intégralité de mes propositions : julienbayou.fr.

Vous pourrez compter sur moi.

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